Taxes de sortie du territoire : un obstacle sérieux aux restructurations d’entreprises et à la circulation de capitaux dans le monde
Prepared by the ICC commission on :
Taxation
Publication date : 16/06/2006 | Document Number : 180-488
De plus en plus d’États prélèvent des taxes dites de sortie du territoire afin de préserver leur droit d’imposition lorsque des entreprises transfèrent dans un autre pays leur siège ou leurs actifs.
Ces mesures peuvent entraîner une double
imposition significative, une accélération des créances fiscales et un
fardeau administratif considérable pour les entreprises. De tels
transferts de siège ou d’actifs sont progressivement devenus plus
courants du fait de la mobilité internationale des capitaux.
Comme indiqué ci-dessous, les taxes de
sortie visent en général à imposer d’une manière ou d’une autre les
plus-values latentes au moment où l’entreprise ou ses actifs quittent le
pays. Le fait que l’État d’origine a déjà imposé une partie des
plus-values ne signifie cependant pas automatiquement que le second État
dans lequel les plus-values seront effectivement réalisées tiendra
compte de ce prélèvement en limitant son droit d’imposition à la valeur
acquise sur son territoire ou en accordant un crédit fiscal pour les
taxes payées dans l’État d’origine. Les conventions fiscales n’offrent
généralement pas une protection suffisante car elles ne contiennent pas
de règles précises pour le traitement de telles situations.
Dans l’idéal, les États devraient trouver
le moyen de préserver leur matière imposable sans recourir à des taxes
de sortie. Si de telles taxes sont malgré tout appliquées, il est
important, aux yeux d’ICC, que des précautions soient prises afin
d’éviter une imposition excessive ou une double imposition et de
protéger la libre circulation des capitaux et le bon fonctionnement des
entreprises.
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Camilla PAGNETTI
Policy Manager , Custom & Trade Regulations
Tel:
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