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Déclaration de politique générale

Libéralisation du commerce des services d'assurance
Commission des services financiers et de l'assurance, 25 mai 2000

Version anglaise

La Commission des services financiers et de l'assurance d'ICC reconnaît que l'accord de 1997 sur les services financiers a marqué une première étape importante dans la libéralisation du commerce des services financiers et l'accès aux marchés. Les négociations "GATS 2000" offrent la possibilité de poursuivre la libéralisation du marché de l'assurance dans les pays membres de l'OMC. Les arguments en faveur de l'élimination des restrictions à la participation étrangère aux services financiers ont été exposés à de nombreuses reprises et les avantages économiques de l'accès au marché, tant pour les économies développées qu'en voie de développement, sont reconnus. Les négociations GATS 2000 devraient permettre de faire fond sur les résultats déjà obtenus. Pour les prochaines négociations GATS 2000 sur les services financiers, ICC souhaite défendre les objectifs suivants en matière d'assurance :

Réforme réglementaire favorisant la concurrence
Les exigences de la réglementation intérieure empêchent souvent les investisseurs étrangers de concurrencer les entreprises locales sur un terrain de jeu égal. L'accès au marché ne garantit pas forcément la libéralisation. Un régime favorisant la concurrence est par conséquent nécessaire. Cela signifie que les autorités de réglementation devraient accorder la plus grande attention aux exigences de solvabilité et aux exigences prudentielles, afin d'assurer la stabilité du marché tout en permettant à la concurrence de déterminer, dans la plupart des cas, les produits et les prix les plus efficaces. La transparence et l'application équitable des textes en vigueur sont également des éléments importants d'un cadre réglementaire favorisant la concurrence et donnant des chances égales aux entreprises locales et étrangères. Il devrait être tenu compte, dans ce contexte, des restrictions des changes entravant la libre circulation des fonds, ainsi que du droit d'investir dans des instruments financiers sûrs, localement ou à l'étranger. La mise à disposition de tous les règlements devrait aussi être prévue, de même que la possibilité de formuler des commentaires et le devoir des pouvoirs publics d'expliquer leur acceptation ou leur rejet des recommandations exprimées par des tiers.

Un organisme de contrôle indépendant doté de ressources suffisantes pour faire respecter la réglementation est également essentiel pour la création d'un marché de l'assurance équitable et ouvert. À cet effet, l'OMC devrait élaborer des programmes de développement des capacités destinés à aider les pays en voie de développement à mettre en place les systèmes réglementaires nécessaires pour étayer les engagements d'ouverture des marchés souscrits lors des négociations 2000. Une liste détaillée des éléments nécessaires à l'établissement d'un marché de l'assurance ouvert et concurrentiel figure en annexe. Cette liste est tirée d'un document de travail, "Pro-competitive Regulatory Principles for Insurance", rédigé et adopté le 1er juillet 1999 par le Financial Leaders Working Group - Insurance Evaluation Team.

Établissement
Les négociations de 1997 ont amené des améliorations significatives en donnant aux assureurs non-résidents la possibilité de s'établir sur les marchés étrangers et d'y développer leur présence commerciale. Nous pensons que, entre pays de l'OMC, les assureurs étrangers devraient bénéficier du même droit d'accès aux marchés nationaux de l'assurance que les assureurs locaux. Ce droit devrait leur être accordé quelle que soit la forme juridique de leur établissement, filiale, succursale, ou autre, à condition que cette forme juridique soit reconnue dans leur État d'origine. Les intermédiaires devraient bénéficier du même droit.

Afin d'assurer à tous un traitement égal, les prescriptions discriminatoires en matière de capital et de publication d'états financiers devraient être supprimées, de même que toute restriction au transfert du personnel clé des entreprises.

Le droit de s'établir et d'exercer des activités concurrentielles devrait également comprendre :

  • l'élimination des obstacles à la participation majoritaire au capital et au contrôle des coentreprises et des filiales ;
  • l'élimination des obstacles à l'expansion sur le marché de l'assurance, notamment sous forme de diversification ; et
  • la protection des investissements existants.

Fourniture de services au-delà des frontières
Les restrictions indues à la fourniture au-delà des frontières de services financiers impliquant d'importants risques industriels et commerciaux devraient être éliminées, car les bénéfices du commerce de ces services devraient pouvoir être réalisés sans qu'un établissement effectif soit exigé. Les assurés, dans ce domaine, jouissent normalement d'un degré de sophistication financière qui fait que le niveau de protection des consommateurs requis dans le pays hôte peut être inférieur à ce qu'exigeraient normalement des risques "de masse". Cette forme de libéralisation devrait tout particulièrement être recherchée dans le domaine des assurances maritimes, aériennes et de transport, des gros risques de la construction et de l'assurance crédit, compte tenu de son caractère international. Comme nous l'exposons ci-dessous plus en détail, la réassurance devrait également bénéficier d'une telle libéralisation.

Réassurance
Il existe actuellement, dans plusieurs États membres de l'OMC, une liberté considérable en matière de fourniture transnationale de services de réassurance. D'importants obstacles persistent cependant dans de nombreux pays, qui ne se limitent nullement à certaines régions ou à certains stades de développement économique. Des pratiques discriminatoires sont présentes dans le domaine de la réassurance aussi bien dans certains pays où ce secteur figure parmi le plus développés, et où les dépenses en assurance sont les plus élevées par tête, que dans nombre de pays moins développés.

Il est particulièrement important, dans ce secteur, de progresser vers une plus grande libéralisation, et non de s'en tenir aux engagements de statu quo pris lors des premiers cycles du GATS. Contrairement à l'assurance directe, pour laquelle les préoccupations nationales de protection des consommateurs méritent d'être prises en compte, la réassurance concerne exclusivement des gestionnaires professionnels, et le nombre de participants et de transactions ne peut être, même après une libéralisation accrue, si grand qu'il excède les capacités d'un contrôle prudent de la solvabilité, à condition qu'il soit mené de manière non discriminatoire. En outre, la réassurance est, ou devrait être, l'un des principaux mécanismes de développement de la capacité de souscription nationale et de groupement du risque ou d'amortissement des effets sur l'économie nationale de dommages résultant de catastrophes naturelles. Compte tenu de ces facteurs, la réassurance est l'un des secteurs où des progrès rapides vers la reconnaissance mutuelle des normes de contrôle sont les plus justifiés, et où ils devraient être réalisables.

Les négociations GATS 2000 devraient notamment s'attacher, en matière d'obstacles directs et indirects, à traiter des questions suivantes :

  • suppression des cessions obligatoires ou des préférences accordées aux réassureurs nationaux, qu'ils soient privés ou publics;
  • suppression de l'obligation, pour les réassureurs souhaitant fournir des services de réassurance dans un pays étranger, d'y établir ou d'y fournir des services d'assurance directe;
  • réduction des obligations de dépôt ou de constitution de fonds excédant les normes prudentielles applicables de fait en cas de réassurance équivalente de source nationale; et
  • suppression des normes en matière de crédit pour réassurance et des autres normes comptables applicables aux cédants porteuses d'une discrimination de fait à l'encontre de la fourniture de services de réassurance par des assureurs étrangers.

En plus de la libéralisation de la réassurance transnationale, les négociations 2000 sur les services financiers devraient avoir pour objectif de confirmer le droit des investisseurs étrangers d'établir leur présence sur le marché de la réassurance, sous la forme d'une entité détenue à 100 % ou de toute autre participation commerciale, et d'exercer une activité concurrentielle au moyen des mêmes formes d'établissement que les entreprises locales, et ce dans tous les pays de l'OMC.

Intermédiaires
Le rôle central joué par les professionnels de l'intermédiation en assurance n'a pas été suffisamment reconnu. Non seulement ils aident souvent les assurés à trouver les moyens les plus efficaces en termes de coût de gérer le transfert de risque, mais leur action dans le domaine des techniques de gestion du risque et de la fourniture de services destinés à réduire l'exposition au risque des entreprises apporte une contribution essentielle à la croissance économique. En conséquence, les restrictions indues au droit d'établissement des intermédiaires en assurance étrangers devraient être éliminées et ils devraient être autorisés à s'établir sous la forme d'une entité détenue à 100 % ou de toute autre participation à une entreprise. Il est important que les intermédiaires en assurance étrangers puissent concurrencer les intermédiaires locaux sur un terrain de jeu égal. Les restrictions indues aux placements d'assurance transnationaux et multinationaux devraient aussi être éliminées et les intermédiaires en assurance devraient avoir le droit de placer les risques sur les marchés les mieux adaptés, avec un contrôle prudentiel uniquement fondé sur des critères de qualité objectifs, et non sur la nationalité de la garantie.

Commerce électronique
ICC reconnaît l'importance croissante du commerce électronique et les possibilités qu'il offre de faciliter les échanges internationaux de services. Le commerce électronique ne constitue pas un nouveau type de commerce, mais une nouvelle méthode commerciale. Il est automatiquement international et les services qu'il fournit sont disponibles partout dans le monde. Son potentiel en matière d'encouragement des échanges transnationaux est donc important. Du fait de la nature internationale du commerce électronique, il existe un danger de conflit de souveraineté, qui doit être évité par l'instauration d'un cadre réglementaire n'entravant pas cette méthode commerciale, tout en assurant une protection efficace des consommateurs et un contrôle adéquat de la solvabilité.

Libéralisation progressive
Les marchés de l'assurance des différents pays membres de l'OMC sont inégalement développés et ICC reconnaît par conséquent que les objectifs de libéralisation qu'elle a exposés peuvent devoir être introduits progressivement sur des périodes transitoires appropriées dans certains pays, notamment en voie de développement. Ces périodes varieront en fonction du marché local et des cadres juridique, réglementaire et administratif de chaque pays. Il pourrait être bon que certaines étapes de la libéralisation soient mises en œuvre avant d'autres. Les pays développés devraient soutenir, au sein de l'OMC et d'autres organisations, les programmes de développement des capacités destinés à aider les pays intéressés à créer les conditions nécessaires à l'application pleine et entière des engagements de libéralisation. Les gouvernements devraient cependant inclure dans les négociations sur les services des calendriers de mise en œuvre des engagements de libéralisation, qui devraient être aussi serrés qu'il sera raisonnablement possible compte tenu de la situation particulière de chaque pays membre.

Conclusion
L'annexe du GATS sur les services financiers contient une série d'engagements qui tiennent compte des exigences ci-dessus et elle devrait être adoptée par chacun des membres de l'OMC, à titre d'engagement minimum.

ICC se félicite de cette occasion d'exposer les objectifs qui devraient être poursuivis dans les négociations GATS 2000. Des progrès significatifs ont déjà été accomplis grâce à l'accord sur les services financiers de 1997, qui a établi un cadre dans lequel notre objectif d'une libéralisation accrue devrait pouvoir être atteint.

Document 113-2/16 Rev.2
25 mai 2000


ANNEXE


Éléments nécessaires à un marché de l'assurance ouvert et concurrentiel

Guide pour l'instauration d'une réglementation de l'assurance favorisant la concurrence

Accès au marché et droit d'établissement
Pour la plupart des assureurs, l'établissement d'une présence commerciale est essentielle. Les lois et les règlements devraient donc autoriser les fournisseurs d'assurance non-résidents à établir et à développer une présence commerciale, sous la forme juridique de leur choix, qu'il s'agisse d'un investissement ab ovo ou de l'acquisition d'une entreprise existante, à des conditions d'agrément leur accordant le bénéfice du traitement national.

Mode de livraison
Les États devraient s'engager à permettre aux fournisseurs d'assurance non-résidents et aux intermédiaires de choisir leur forme d'établissement - succursales, filiales ou coentreprises - sur les marchés étrangers. Ils devraient, dans ce contexte, reconnaître aux fins d'agrément le lien entre un assureur non-résident et sa société mère. Les sociétés non-résidentes devraient être libres d'entrer sur le marché sous le nom de leur choix.

Limites à la participations étrangère
Les États devraient s'engager, à titre de minimum absolu, à permettre aux fournisseurs d'assurance étrangers de détenir des participations majoritaires de 51 % dans les compagnies d'assurance locales, et ce avant une date précise. Les intermédiaires étrangers devraient également être autorisés, dans un délai donné, à détenir des participations majoritaires de 51 % dans les sociétés d'intermédiation locales. Tout obstacle restant à la propriété à 100 % qui pourrait exister à la fin des négociations devrait faire l'objet d'un programme de libéralisation progressive.

Traitement national et concurrence égale
Toutes les normes réglementaires et administratives en matière d'assurance devraient garantir l'absence de discrimination entre assureurs nationaux et étrangers. Les sociétés étrangères agréées sur le marché devraient pouvoir participer à la concurrence locale au même titre que les sociétés nationales, y compris publiques ou affiliées à l'État. Les pratiques anticoncurrentielles entre sociétés d'assurance locales ou entre sociétés locales et entreprises affiliées d'autres secteurs devraient être interdites. L'application effective des règlements techniques et administratifs et de la réglementation en matière de protection des consommateurs et de solvabilité devrait être cohérente et ne pas établir de discrimination entre les sociétés étrangères et locales.

Règles de solvabilité et règles prudentielles
La réglementation devrait essentiellement viser à garantir, à titre de principal moyen de protection des consommateurs, que les établissements satisfassent à des exigences raisonnables en matière de solvabilité et de principes prudentiels. Dans la plupart des cas, les pouvoirs publics devraient permettre au marché de déterminer les produits les plus efficaces, ainsi que leur prix, dans un cadre réglementaire concurrentiel encourageant l'innovation et la diversité de l'offre.

Des règles et des procédures appropriées, non discriminatoires à l'encontre des assureurs et des intermédiaires étrangers et appliquées de manière cohérente, devraient être établies et publiées en ce qui concerne l'identification et le traitement (y compris la fermeture) des établissements financièrement instables.

Réglementation transparente des monopoles restants
Dans le domaine de l'assurance, les gouvernements ont restreint les monopoles légaux et autorisé la concurrence. La libéralisation des marchés exige la suppression des monopoles d'État. Les monopoles légaux qui demeurent devraient être réglementés de manière appropriée afin d'assurer une concurrence loyale avec les nouveaux venus sur les segments de marché libéralisés. Il devrait notamment être interdit aux anciens monopoles d'État d'abuser de leur pouvoir de marché.

Les fournisseurs de services d'assurance bénéficiant d'un monopole légal devraient aussi maintenir une séparation entre leurs comptes relatifs aux services sous monopole et les autres. Il devrait être interdit aux monopoles de financer leurs services concurrentiels avec les revenus de leurs activités monopolistiques.

Clause de sauvegarde
L'adoption de dispositions reconnaissant et protégeant les droits acquis, passés et futurs, et les investissements existants des assureurs étrangers est essentielle pour la libéralisation et assurera la disponibilité du capital international en cas de crise du marché. Ce principe recouvre le droit de détenir une participation majoritaire, avec en particulier l'arrêt du désinvestissement forcé des participations acquises conformément à un agrément réglementaire.

Cadre juridique, administratif et réglementaire transparent
Les normes, prescriptions et codes de pratiques édictés doivent faire l'objet d'une consultation, d'une documentation complète et d'une mise à la disposition de tous les participants au marché. Il devrait être remis aux sociétés d'assurance étrangères demandant l'autorisation d'exercer une activité une note écrite décrivant en détail les documents et les renseignements à fournir. Cette note devrait permettre de simplifier et d'accélérer, le cas échéant, les procédures décrites.

Afin de favoriser la concurrence, les mesures suivantes devraient en particulier être prises :

  1. La réglementation applicable aux services financiers devrait être publiée et mise à la disposition des consommateurs et des entreprises ;
  2. Tous les projets gouvernementaux de réglementation des services financiers devraient être mis à la disposition des consommateurs et de la communauté économique locale avant leur adoption officielle, suffisamment à l'avance pour que tous puissent formuler leurs commentaires ;
  3. Les pouvoirs publics devraient exposer les motifs de l'acceptation ou du rejet des commentaires des entreprises et des consommateurs ;
  4. L'autorité publique de réglementation, ou tout autre organe équivalent, devrait fournir des informations aux consommateurs, sous une forme leur permettant de se forger un jugement indépendant sur la solvabilité des établissements financiers, et donner aux participants au marché les moyens d'apprécier la situation financière et l'exposition au risque des sociétés ;
  5. Les pouvoirs publics devraient éliminer toute restriction à la fourniture d'informations de sources nationales et internationales sur les services financiers.

L'organisme de contrôle devrait être une entité gouvernementale indépendante. Les décisions relatives aux procédures utilisées par les autorités de réglementation/contrôle devraient être impartiales par rapport à tous les participants et ne pas supplanter les marchés concurrentiels. Le gouvernement devrait veiller à ce que les organismes de contrôle des services financiers disposent de suffisamment de ressources et d'un personnel adéquatement formé afin de faire effectivement respecter les lois et les règlements en matière de solvabilité, de mesures prudentielles et de protection des consommateurs.

Garantie de revenu
Afin de renforcer le système de pension "à trois piliers" recommandé par la Banque mondiale et par l'Organisation de coopération et de développement économiques, les assureurs du secteur privé soutiennent la mise en place d'un mécanisme du GATS encourageant fortement une réforme mondiale des pensions fondée sur les principes du marché libre, avec une réglementation rationnelle et un traitement fiscal incitant les citoyens à combler les larges brèches prévues dans les dépenses publiques par des formes individuelles ou collectives d'épargne et de bénéfice.

Accès aux marchés internationaux de la réassurance
L'accès au marché international de la réassurance est nécessaire pour toutes les gammes de produits, afin de mieux répartir les risques de pertes, d'absorber les catastrophes et de mobiliser des capacités suffisantes pour que les ressources du marché permettent d'éviter toute crise. Tous les assureurs, locaux et étrangers, devraient par conséquent avoir accès au marché international de la réassurance ; les transactions transnationales devraient être autorisées et les cessions monopolistiques obligatoires interdites.

L'accord à conclure devrait :

  • assurer l'élimination de toute obligation d'investir un pourcentage minimum dans des catégories particulières d'actifs ;
  • supprimer toute restriction à la localisation des actifs et toute obligation d'équilibrage allant au-delà de ce que justifient les considérations prudentielles ;
  • garantir la liberté de forme des contrats de réassurance.

La réglementation devrait autoriser les assureurs directs établis dans un pays à prendre un crédit pour la réassurance à l'étranger, garanti soit par une lettre de crédit, soit par un dépôt de garantie raisonnable, soit par la constitution d'un fonds.

Liberté d'offrir de nouveaux produits et des services concurrentiels à valeur ajoutée
La protection des consommateurs peut être assurée par des règles de solvabilité, tout en assurant aux entreprises, dans un cadre réglementaire concurrentiel, suffisamment de souplesse pour qu'elles puissent fournir dans de brefs délais de nouveaux produits et services aux consommateurs. Les mécanismes accélérant l'agrément de nouveaux produits d'assurance, tels que les systèmes de déclaration et application, devraient être encouragés. Des procédures d'agrément accélérées devraient être prévues pour les produits qui entrent dans le cadre réglementaire existant et sont disponibles sur le marché. Aucune limite ne devrait être imposée à la fréquence d'introduction ou au nombre de produits nouveaux de chaque société.

Pratiques/exigences normalisées en matière d'états financiers, de comptabilité, de méthodes actuarielles et de formation
Ces pratiques/exigences sont largement acceptées au plan international. L'adoption de normes facilite l'appréciation de la solidité financière des sociétés, l'incorporation de nouvelles compétences et les comparaisons entre compagnies. Les pouvoirs publics devraient encourager l'adoption de normes de comptabilité et de vérification des comptes fondées sur la reconnaissance des "meilleures pratiques" internationales.

Choix des représentants
Les assureurs étrangers devraient pouvoir nommer pour les représenter toute personne compétente et honnête ("Fit & Proper") domiciliée dans le pays et y résidant effectivement, quelle que soit sa nationalité. Afin d'entrer sur le marché d'un pays et de commencer à former la main-d'œuvre locale, les sociétés d'assurance doivent pouvoir y maintenir le personnel étranger nécessaire et, le cas échéant, transférer en renfort, à court ou à moyen terme, des personnes travaillant dans d'autres établissements d'assurance qui leur sont liés. Une politique de délivrance rapide et libérale de visas pour les professionnels de l'assurance étrangers est donc nécessaire à des activités concurrentielles sur le marché local.

Périodes de transition - libéralisation progressive
Les obstacles restants à la réalisation substantielle de l'accès complet au marché, du traitement national et d'une réglementation favorisant la concurrence devraient être progressivement levés, selon un programme de transition convenu. Les États devraient prendre l'engagement ferme d'établir, dans un délai raisonnable dûment spécifié, le traitement national, le droit d'établissement et des possibilités égales de concurrence. Les "francs-tireurs" sapent les bénéfices d'un accord assis sur une large base et ne devraient pas être tolérés.

Statu quo
Les programmes qui engagent les États à des niveaux inférieurs à la libéralisation existante, ou qui ne comprennent pas l'engagement de ne pas imposer de nouvelles restrictions, sont incompatibles avec les objectifs de libéralisation de l'OMC et devraient être fortement découragés.

Commerce transnational
Toutes les parties devraient autoriser les consommateurs à acheter librement d'un pays à un autre des produits d'assurance de fournisseurs agréés. Les restrictions au droit des résidents locaux de se fournir auprès d'assureurs non-résidents devraient être levées pour la réassurance, l'assurance tourisme et les assurances maritimes, aériennes, sur facultés et de transport. Les États devraient prévoir d'autoriser dans un délai raisonnable la fourniture transnationale de ces catégories de services d'assurance, vers ou depuis leur territoire.

Programmation d'autres engagements
En ce qui concerne les pays liés par des accords bilatéraux ou régionaux, ces accords devraient être examinés et, s'il ressort que c'est avantageux, leurs engagements respectifs devraient être programmés selon le principe de la NPF.

Exigences financières
Les exigences financières en matière de capital, de solvabilité, de provisions et autres devraient être programmées sur une base non discriminatoire.

Stabilité fiscale
L'accord devrait exiger que toute imposition future (au niveau d'un État national ou de ses subdivisions) de l'assurance vie, de l'assurance de biens, de l'assurance accidents, de la réassurance, des pensions, des soins de longue durée, des rentes d'invalidité et des produits de garantie de retraite fasse l'objet, avant son entrée en vigueur, d'une procédure de notification bisannuelle.

Sociétés mutuelles
Les sociétés mutuelles de services financiers ne devraient pas être soumises à des exigences d'agrément discriminatoires ni à d'autres obstacles à leur établissement et à leur activité.

Amélioration des définitions
L'USTR et la Commission de l'UE devraient vérifier avec le secrétariat de l'OMC si toutes les gammes de produits des sociétés membres sont actuellement couvertes par le GATS et, le cas échéant, prendre des mesures afin de veiller à ce que toutes soient très clairement couvertes par les dispositions de libéralisation du GATS. Parmi les produits qui ne sont pas aujourd'hui explicitement inclus et qui devraient l'être figurent la réassurance vie, les produits et rentes de retraite, les cautionnements et les garanties financières, les rentes d'invalidité et l'assurance des soins de longue durée, l'assurance santé et frais de maladie, ainsi que des services auxiliaires tels que gestion des fonds de pension et d'autres fonctions connexes.

Valeur commerciale
Les critères selon lesquels les associations professionnelles du secteur privé évalueront leur soutien à l'accord de l'OMC sur l'assurance comprendront la détermination de la qualité des offres individuelles des pays considérés, dans le présent et dans l'avenir, comme significatifs pour le secteur des services financiers, ainsi que la quantité et la qualité générales des engagements et leur valeur collective pour un accord de l'OMC sur les services financiers.

Financial Leaders Group - Insurance Evaluation Team
Bruxelles/Washington
1er juillet 1999

  • American Council of Life Insurance
  • American Insurance Association
  • Alliance of American Insurers
  • Comité Européen des Assurances
  • Council of Insurance Agents and Brokers
  • Health Insurance Association of America
  • International Insurance Council
  • National Association of Mutual Insurance Companies
  • Reinsurance Association of America
  • Surety Association of America

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