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Déclaration
de politique générale
Vues
d'ICC sur la publication de rapports économiques, environnementaux
et sociaux
Rédigé
par la Commission sur le rôle des entreprises dans la société
Introduction
L'un des moyens importants dont disposent les entreprises pour faire connaître
leur volonté de se comporter de manière responsable est
de communiquer des informations fiables et opportunes sur leur performance
économique, environnementale et sociale. La publication de rapports
sur des résultats autres que financiers n'est pas un phénomène
nouveau. Depuis la fin des années 1980, les entreprises ont développé
leurs pratiques en matière de publication d'indicateurs non financiers,
à commencer par des bilans environnementaux. Certaines entreprises,
en nombre relativement restreint mais croissant, fournissent maintenant
régulièrement des informations documentées sur les
conséquences économiques, environnementales et sociales
de leurs activités, en général sous forme de rapport
annuel ou en les intégrant dans le cadre de leurs rapports financiers
traditionnels.
Au vu de la tendance
croissante à l'adoption d'une approche normative de la publication
de rapports économiques, environnementaux et sociaux, et dans le
contexte d'un débat plus large sur la pertinence de ces rapports,
ICC souhaite exprimer le point de vue de la communauté économique
mondiale sur les moyens éventuels d'améliorer le processus
de publication des rapports, tant au bénéficie de leur auteurs
que de leurs utilisateurs. ICC espère que les participants aux
discussions actuelles sur les rapports économiques, environnementaux
et sociaux - dont les entreprises elles-mêmes, les gouvernements,
les investisseurs, la société civile, les syndicats et les
agences de notation - trouveront un intérêt aux recommandations
qui suivent. La présente déclaration est également
destinée à encourager les entreprises qui n'ont pas encore
développé la publication de rapports économiques,
environnementaux et sociaux à prendre ces questions en considération,
ainsi qu'à les aider à adopter une approche gérable
de ces rapports.
Utilité des rapports économiques, environnementaux et
sociaux
De nombreuses entreprises ont constaté que les seuls rapports financiers
ne satisfaisaient plus aux besoins des actionnaires, clients, salariés,
communautés locales et autres parties prenantes en matière
d'informations sur leur performance organisationnelle générale.
Les entreprises sont de plus en plus appelées à compléter
leurs rapports financiers par des indicateurs non financiers. En rendant
régulièrement compte de leur performance économique,
environnementale et sociale, nombre d'entre elles espèrent renforcer
leur réputation, consolider le moral de leurs salariés,
attirer plus de candidats à l'emploi, s'assurer une bonne image
de marque auprès du public, améliorer leur capacité
de lever des capitaux et accroître au bout du compte leurs bénéfices.
Dans le domaine de
la gestion, la publication de rapports peut aider l'entreprise à
surveiller les progrès de la mise en uvre de pratiques responsables
et à identifier au fur et à mesure les possibilités
d'amélioration. L'élaboration de rapports offre aux dirigeants
d'entreprise l'occasion de mesurer l'efficacité de leurs systèmes
et pratiques de gestion, d'améliorer la communication interne sur
les politiques et les objectifs en matière de responsabilité
de l'entreprise et de fixer des objectifs de performance.
Les entreprises utilisent
aussi la publication de rapports pour faire connaître les bénéfices
économiques, environnementaux et sociaux qu'apportent plus globalement
leurs produits et services et leurs activités, notamment en termes
de création d'emplois, de formation du personnel et de développement
des ressources humaines, d'innovation technologique et de développement
des produits et, au niveau le plus élémentaire, de recettes
fiscales.
Rapports économiques, environnementaux et sociaux : un domaine
en évolution
Dans le monde entier, les marchés offrent des exemples d'entreprises
qui publient des rapports économiques, environnementaux et sociaux.
Tout en appréciant ces rapports à leur juste valeur, ces
entreprises et leurs parties prenantes sont conscientes que ce domaine
est en pleine évolution et qu'il n'existe pas d'accord unanime
sur le contenu des rapports. Le débat se développe également,
tant parmi les auteurs des rapports que parmi leurs utilisateurs, sur
les coûts et les avantages de la publication " officielle "
- sous forme de rapport annuel - d'informations sur les conséquences
économiques, environnementales et sociales de l'activité
de l'entreprise. De nombreuses entreprises se demandent si les bén&e
acute;fices
attendus justifient les efforts et les dépenses que représente
la publication de longs rapports formels.
Dans le souci de rentabiliser
la publication des rapports, de très nombreuses expériences
ont été menées quant à la forme de ces derniers,
afin de mieux cibler les divers types d'informations destinés à
différents publics. Les entreprises ont ainsi fait l'essai de rapports
plus courts complétés par d'autres outils tels que la publication
sur internet d'informations plus spécifiques et détaillées
(par exemple sur la composition des produits ou les méthodes de
fabrication).
Par ces expériences,
les entreprises cherchent à dépasser les limites constatées
au fil de la publication de longs rapports formels. Les lecteurs sont
souvent submergés par le volume des informations publiées.
Plus généralement, la crédibilité des rapports
a été mise en doute, en particulier à la lumière
de récents scandales touchant à la gouvernance de certaines
entreprises. On pourrait aussi voir dans la multiplication de questionnaires
émanant d'agences de notation et de fonds d'investissements socialement
responsables le signe que les rapports officiels ne parviennent pas à
satisfaire les demandes croissantes et variées des différentes
parties prenantes.
Ces limites soulignent
que la publication de rapports n'est que l'un des aspects de la question
plus vaste de la communication de l'entreprise avec les parties prenantes
et le public. Les rapports économiques, environnementaux et sociaux
devraient par conséquent être considérés comme
un élément du dialogue constant avec les parties prenantes
et non comme un exercice isolé.
Les cadres des rapports devraient être flexibles et librement
consentis
En fonction de leur situation et de leurs besoins particuliers, les entreprises
développent toutes des approches individuelles de la publication
de rapports économiques, environnementaux et sociaux. Pour un nombre
croissant d'entre elles, l'expérience montre que, pour être
efficace et économiquement performant, le processus de publication
des rapports doit permettre aux dirigeants de l'entreprise de mesurer
les progrès de la mise en uvre de pratiques responsables,
donner aux parties prenantes et au public une vision équitable
et équilibrée des efforts et des résultats de l'entreprise
en matière de bonne citoyenneté et pouvoir être géré
par l'entreprise à un coût raisonnable.
Les entreprises sont
fortement favorables à une publication volontaire et flexible de
rapports sur leur performance non financière, considérant
qu'elle s'inscrit dans leur souhait de communiquer à propos de
leurs activités avec leurs parties prenantes clés comme
avec l'ensemble de la société. L'expérience en matière
de publication volontaire de rapports économiques, environnement
aux
et sociaux montre à ce jour que les entreprises ont abordé
la question de manières très variées, ce qui reflète
la grande diversité de la communauté économique.
Cette multiplicité des réponses des entreprises devrait
être respectée et encouragée en veillant à
ce que la publication de rapports demeure volontaire et flexible, de manière
à stimuler l'innovation et l'expérimentation, à accroître
la valeur des rapports publiés et à augmenter le nombre
d'entreprises participant au processus. Le fait qu'il n'existe pas de
solution unique en la matière n'est pas un problème, mais
au contraire un facteur positif à préserver, car la diversité
et la flexibilité encourageront les entreprises à réexaminer
et améliorer constamment leurs pratiques dans le domaine de la
publication de rapports.
Pour ces raisons,
ICC est fermement convaincue que les gouvernements et autres devraient
résister à la tentation d'instaurer en matière de
publication de rapports des obligations contraignantes, des cadres normalisés
trop détaillés ou d'autres structures limitant la flexibilité.
Une telle approche normative serait contre-productive et risquerait de
nuire sérieusement à la poursuite des efforts faits par
la communauté économique mondiale pour développer
des pratiques innovantes, efficaces et gérables dans le domaine
de la publication de rapports. Elle poserait en particulier un certain
nombre de problèmes difficilement solubles, tant aux auteurs des
rapports qu'à leurs utilisateurs :
Des exigences normalisées
en matière de publication de rapports obligeraient les entreprises
à allouer des ressources considérables à la fourniture
d'informations sur des questions qui ne sont pas forcément pertinentes
par rapport à leurs activités ou aux attentes de leurs parties
prenantes. Pour les petites et moyennes entreprises, le respect de certaines
exigences risquerait d'être irréaliste ou d'avoir des conséquences
déraisonnables en termes de ressources. L'utilisation d'indicateurs
" taille unique " pourrait entraîner de réelles
disparités dans la valeur des informations fournies.
La tendance croissante des gouvernements à légiférer
en matière de publication de rapports pourrait déboucher
sur des exigences nationales ou régionales incompatibles ou conflictuelles,
ce qui accroîtrait la confusion aux yeux des investisseurs et des
parties prenantes. Cela pourrait aussi poser des problèmes particuliers
aux entreprises multinationales dont les filiales opèrent dans
des pays différents et dans des cadres extrêmement variés
et dont les activités, dans de nombreux cas, ne sont comparables
ni à l'intérieur des entreprises ni entre elles.
Les entreprises ne devraient pas être tenues de divulguer des informations
commerciales confidentielles ou des informations pouvant laisser place
à diverses interprétations et conduire à des contentieux
injustifiés.
Des exigences rigides et détaillées découragera
ient
l'innovation et l'expérimentation des entreprises en vue d'améliorer
la qualité de leurs pratiques en matière de publication
de rapports. Un tel processus risquerait en outre de transformer la publication
de rapports sur la responsabilité de l'entreprise en un exercice
de pure forme, au lieu d'encourager les entreprises à considérer
cette publication comme un processus dynamique, fondé sur l'examen
et l'amélioration de leurs pratiques et de leurs résultats.
Les cadres des rapports devraient tenir compte du fait qu'il peut y avoir
différentes manières de parvenir au résultat voulu.
Les entreprises devraient par conséquent être encouragées
à explorer une grande variété d'approches quant à
la publication de rapports, afin de contribuer à développer
et à mieux comprendre les bonnes pratiques et performances des
entreprises. Les cadres des rapports devraient établir des objectifs
plutôt que d'imposer des indicateurs précis, et laisser aux
entreprises le soin de déterminer les moyens les plus efficaces
pour les atteindre.
Une approche normative risquerait même de décourager les
entreprises de poursuivre le dialogue avec les parties prenantes sur la
question de leur responsabilité sociale et de porter l'attention
nécessaire à ce qui est important du point de vue de leur
activité, et de les pousser au contraire à choisir, pour
respecter des obligations contraignantes en matière de publication
de rapports, une approche privilégiant le plus petit dénominateur
commun ou le " cochage de cases ". Des exigences réglementaires
en matière de publication de rapports non financiers conduiraient
ainsi presque certainement à la fourniture d'informations n'ayant
que peu ou pas de valeur pour les divers groupes de parties prenantes.
Cadres internationaux pour la publication de rapports
Compte tenu de l'énorme diversité des secteurs économiques
et des entreprises, le contenu des rapports économiques, environnementaux
et sociaux ne peut être que variable. Plusieurs initiatives internationales
ont été lancées afin d'établir des lignes
directrices harmonisées sur la publication de rapports, dans le
but de développer un modèle commun pour la publication volontaire
d'informations sur les conséquences économiques, environnementales
et sociales des activités des entreprises. Dans ce contexte, ICC
considère que l'élaboration de critères de référence
mondiaux, flexibles et volontaires pour la publication de rapports économiques,
environnementaux et sociaux peut aider les entreprises à se concentrer
sur les questions clés lors la rédaction de ces rapports.
On peut citer à
titre d'exemple le travail de la Global Reporting Initiative (GRI) sur
une série mondiale d'indicateurs fondamentaux communs. Les lignes
directrices de la GRI sont destinées à être volontairement
utilisées par les entreprises pour la publication de rapports sur
les dimensions économiques, environnementales et sociales de leurs
activités, produits et services. Ces lignes directrices ont &e
acute;té
élaborées avec la participation de représentants
d'organisations des secteurs de l'entreprise, de la comptabilité,
de l'investissement, de l'environnement, des droits de l'homme, de la
recherche et des syndicats, issus de toutes les régions du monde.
La Conférence
des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED),
par l'intermédiaire de son Groupe de travail intergouvernemental
d'experts des normes internationales de comptabilité et de publication
(ISAR), a aussi dressé un inventaire des meilleures pratiques en
matière de publication d'informations sur les coûts et passifs
environnementaux afin d'aider les entreprises à intégrer
les rapports environnementaux dans leurs états financiers, suivi
plus récemment par des directives détaillées sur
l'évaluation et l'utilisation des indicateurs d'éco-efficacité.
L'ISAR concentre actuellement ses travaux sur la composante sociale des
informations relatives à la responsabilité de l'entreprise.
La publication de rapports est aussi l'une des questions clés examinées
par le Forum plurilatéral européen sur la responsabilité
sociale des entreprises.
ICC considère
que ces initiatives, comme d'autres lignes directrices sur la publication
volontaire de rapports, apportent des conseils utiles aux entreprises
sur les informations à inclure dans les rapports et sur la manière
de procéder. Ces initiatives sont particulièrement intéressantes
dans la mesure où leurs lignes directrices ont été
élaborées dans le cadre d'un processus plurilatéral.
ICC estime de ce fait qu'une approche plurilatérale du développement
de cadres pour la publication volontaire de rapports peut contribuer de
manière positive à une meilleure compréhension de
ces questions, et que les entreprises devraient être encouragées
à participer à de tels processus.
La communauté
économique mondiale s'inquiète néanmoins de plus
en plus de la possibilité de voir un ou plusieurs de ces cadres
servir de base à des lignes directrices contraignantes sur la publication
de rapports. La transformation d'un outil de référence mondial,
flexible et volontaire en un cadre obligatoire éliminerait presque
tous les avantages qui ont initialement fait l'attrait de ces lignes directrices
aux yeux des entreprises. L'application d'un tel cadre détaillé
serait certainement extrêmement difficile, notamment pour les petites
et moyennes entreprises.
Rôle des gouvernements nationaux
Parallèlement aux initiatives volontaires d'organisations internationales,
plusieurs États (par ex. la France et l'Afrique du Sud) ont commencé
à édicter des exigences contraignant les entreprises à
inclure des informations non financières dans leurs états
financiers traditionnels. ICC nourrit de graves inquiétudes face
à cette tendance croissante à légiférer en
matière de publication de rapports et souhaite
exprimer clairement
son opposition à l'imposition par les gouvernements - que ce soit
légalement ou moralement - de cadres détaillés pour
la publication de rapports économiques, environnementaux et sociaux.
ICC n'ignore pas que
les gouvernements nationaux peuvent se trouver soumis à des pressions
en faveur de l'adoption de mesures sur la publication de rapports, dans
le cadre du débat actuel sur la responsabilité des entreprises.
Dans ce contexte, ICC considère que les gouvernements devraient
- plutôt que d'édicter leurs propres exigences - encourager
et soutenir les initiatives mondiales existant en matière d'élaboration
de cadres pour la publication volontaire de rapports. Comme indiqué
plus haut, des exigences réglementaires en matière de présentation
de rapports économiques, environnementaux et sociaux conduiraient
presque certainement à une approche mécanique privilégiant
le plus petit dénominateur commun et généreraient
des rapports n'ayant que peu ou pas de valeur pour les divers groupes
de parties prenantes.
Agences de notation et fonds d'investissements socialement responsables
La prolifération des questionnaires rédigés par les
agences de notation et les fonds d'investissements socialement responsables
(ISR) pose également problème. Cette pratique fait peser
une charge de plus en plus difficile à gérer sur les entreprises,
qui se trouvent inondées de demandes. Remplir ces questionnaires
très détaillés exige énormément de
temps, d'autant plus que chaque étude contient sa propre série
de questions et manque souvent de transparence dans sa description de
la manière dont les conclusions finales sont tirées. ICC
considère qu'une plus grande convergence dans la formulation de
ces questionnaires et une plus grande transparence en ce qui concerne
les raisons pour lesquelles les informations sont demandées ainsi
que la manière dont elles sont traitées et dont les résultats
sont élaborés seraient extrêmement utiles. Cette amélioration
pourraient amener un taux de réponse plus élevé aux
questionnaires et laisserait aux entreprises plus de temps à consacrer
à un engagement plus fructueux dans un dialogue direct avec les
agences de notation et les fonds d'ISR. ICC encourage aussi les entreprises
à choisir soigneusement les questionnaires auxquels elles répondent
afin de rendre le processus moins lourd et plus pertinent par rapport
à leur situation particulière. Certaines entreprises renvoient
en premier lieu les auteurs des questionnaires à leur site internet,
ce qui peut être un moyen pratique de régler le problème
du trop grand nombre de questionnaires à remplir.
Développer
une approche équilibrée de la publication de rapports
Le principal défi, pour les entreprises, est de développer
une approche équilibrée de la publication de rapports économiques,
environnementaux et sociaux qui réponde de la manière la
plus efficace possible à leur besoins et à ceu
x de leurs
parties prenantes, en s'appuyant sur leurs compétences fondamentales
pour traiter des questions particulières liées à
leurs activités. La publication de rapports doit d'abord être
considérée dans le contexte d'un processus plus large de
dialogue et de communication permanents avec tout l'éventail des
parties prenantes et en particulier les actionnaires, les salariés
et les communautés locales. Les entreprises doivent aussi examiner
tous les outils de communication dont elles disposent déjà
pour toucher les parties prenantes clés et le grand public, et
déterminer quelles sont les informations les plus pertinentes pour
chaque groupe de parties prenantes, en dialoguant au besoin avec ces groupes.
Les entreprises doivent ensuite voir quels sont les éléments
d'information supplémentaires nécessaires pour communiquer
efficacement avec les diverses parties prenantes, y compris en ce qui
concerne la forme, la longueur, le contenu et la fréquence de cette
communication. Le but doit être d'établir un équilibre
entre ce qui est faisable pour l'entreprise en matière de gestion
et de publication de rapports et ce que les parties prenantes et les acteurs
extérieurs peuvent raisonnablement attendre.
Le choix des indicateurs
sera souvent influencé par des considérations pratiques
telles que la possibilité d'utiliser les systèmes de recueil
de données existant à l'intérieur de l'entreprise,
plutôt que d'engager des frais pour en développer de nouveaux.
Si l'on ne peut attendre d'une entreprise qu'elle publie des informations
sur des questions qui ne sont pas pertinentes par rapport à ses
activités, elle peut cependant vouloir expliquer pourquoi elle
a choisi de ne pas aborder une question particulière. Il doit être
reconnu que tous les objectifs de performance ne se prêtent pas
à la communication extérieure, notamment lorsqu'ils ont
été fixés pour des motifs de gestion interne. La
détermination des indicateurs pouvant être communiqués
en externe est une question qui devrait être laissée à
l'appréciation de l'entreprise qui publie le rapport.
Les entreprises doivent
aussi intégrer le processus de publication de rapports dans leurs
systèmes généraux de gestion. Pour plus d'efficacité,
les processus et les indicateurs utilisés pour la publication de
rapports doivent d'ailleurs se fonder sur les systèmes de gestion
de l'entreprise et non déterminer la forme et le contenu de ces
systèmes. Publier des rapports n'est réellement utile que
si l'exercice conduit à des changements et aide les entreprises
à améliorer leurs pratiques. En analysant les données
figurant dans ses rapports, l'entreprise peut suivre l'évolution
de sa performance et identifier les possibilités d'amélioration.
Conclusions et recommandations pratiques
Compte tenu de l'évolution continue de la publication de rapports,
de la recherche active de formules plus efficaces et du nombre relativement
restreint d'entreprises publia
nt des rapports, ICC soutient fermement
une approche volontaire et flexible de la publication de rapports, par
opposition à une approche normative et normalisée. À
titre de référence, ICC propose les recommandations pratiques
suivantes en vue d'améliorer les lignes directrices volontaires
et flexibles pour la publication de rapports, au bénéfice
aussi bien des auteurs des rapports que de leurs utilisateurs :
1. Des lignes directrices
volontaires et flexibles pour la publication de rapports devraient permettre
aux entreprises de définir plus facilement les limites de leur
responsabilité et les indicateurs fondamentaux nécessaires
pour mesurer leurs résultats non financiers, ainsi que d'intégrer
leur responsabilité sociale dans leurs systèmes de gestion
et d'information.
2. Des cadres volontaires
et flexibles sont nécessaires pour permettre aux entreprises de
concevoir des rapports et autres outils de communication présentant
le plus de valeur tant pour l'entreprise qui publie les informations que
pour ses parties prenantes clés, ce qui encouragera de plus en
plus d'entreprises à produire de telles communications. Des rapports
qui coûtent cher et n'apportent que des bénéfices
minimes n'ont aucun intérêt et détournent des ressources
d'objectifs plus productifs.
3. Des lignes directrices
volontaires et flexibles pour la publication de rapports devraient aider
les entreprises à produire des rapports crédibles et substantiels
ainsi que d'autres formes de communication pouvant aider les parties prenantes
à évaluer la performance de l'entreprise.
4. Les rapports devraient
aider les acteurs extérieurs à comprendre sur quels points
portent les informations et pourquoi.
5. Des lignes directrices
volontaires et flexibles pour la publication de rapports devraient encourager
les entreprises à concentrer leurs rapports sur des questions liées
à leurs activités fondamentales et à leurs conséquences
clés, ainsi qu'aux intérêts de leurs parties prenantes.
À cet égard, la notion de pertinence est essentielle pour
déterminer les points sur lesquels les entreprises devraient publier
des rapports. Pour être réellement efficaces, les critères
de référence de la publication de rapports devraient se
concentrer sur des principes essentiels et permettre aux entreprises d'adapter
leurs pratiques en matière de publication de rapports à
leurs ressources et à leur situation particulière.
6. Des lignes directrices
volontaires et flexibles pour la publication de rapports devraient encourager
les entreprises à se concentrer sur un nombre limité d'indicateurs
de performance essentiels pouvant donner une image fiable des résultats
de l'entreprise. Les entreprises devraient avoir toute latitude d'adapter
ces indicateurs à leur situation particulière.
7. Des lignes directrices
volontair
es et flexibles pour la publication de rapports devraient permettre
de tenir compte des divergences considérables qui existent dans
le monde quant aux obligations imposées par l'État en matière
de publication de rapports, en particulier en ce qui concerne les questions
de gouvernance de l'entreprise.
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La Chambre de commerce internationale (ICC)
ICC est l'organisation mondiale des entreprises. Elle est l'unique porte-parole
reconnu de la communauté économique à s'exprimer
au nom de tous les secteurs et de toutes les régions. Elle a pour
objectif de défendre un système mondial de commerce et d'investissement
ouvert, ainsi que l'économie de marché. Cadres et experts
de ses entreprises membres travaillent à formuler le point de vue
de la communauté économique, tant sur de grands problèmes
touchant au commerce et à l'investissement que sur des sujets techniques
et sectoriels essentiels. Fondée en 1919, ICC fédère
aujourd'hui des milliers de sociétés et d'associations,
dans plus de 130 pays.
Document 141 /
56 rev 4 Final
4 mars 2005 SB/JKM/am
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