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Déclaration de politique générale
Restrictions à l'externalisation
des activités comptables
Commission
des questions fiscales, 4 octobre 1999
Version
anglaise
ICC, l'organisation mondiale des entreprises, fédère plus de sept
mille sociétés et organisations économiques de plus de
130 pays. Elle défend le commerce ouvert et la libre circulation des
capitaux, s'oppose au protectionnisme et aux distorsions de la concurrence par
le biais de la fiscalité et soutient la coopération internationale
dans le but de créer un système neutre et équitable régissant
les relations fiscales internationales.
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Le climat économique
actuel contraint de plus en plus d'entreprises multinationales à externaliser
leurs activités comptables afin d'en optimiser la qualité à
un coût compétitif. L'externalisation de ces activités à
l'étranger ne devrait pas être interdite ou restreinte, sous réserve
que les comptes puissent être mis à la disposition des autorités
(fiscales) de manière satisfaisante.
Contexte
Les entreprises multinationales sont aujourd'hui confrontées à
un environnement économique de plus en plus lourd de défis. Des
éléments tels que l'Union monétaire européenne (UME),
la concurrence à destination et en provenance des marchés émergents,
l'amélioration des canaux de communication et de distribution, les progrès
des technologies de l'information et bien d'autres forcent les entreprises à
adopter de nouvelles méthodes d'organisation de leur travail, tout en
continuant de rechercher des réductions de coûts et de meilleurs
services.
La réponse stratégique
à ces défis de plus en plus pressants est l'externalisation et
la centralisation des services, de manière à renforcer fortement
les économies d'échelle et de champ, à améliorer
la précision et la qualité de l'information et à augmenter
les capacités de formation et le savoir-faire par une coopération,
une communication et une diversité accrues dans l'entreprise.
Les prestataires de services
extérieurs ou intra-groupe exercent de nombreuses activités différentes
dans des centres de services (partagés). Le champ fonctionnel de ces
centres couvre l'éventail complet des services, du marketing et de la
fixation des p
rix à la comptabilité et aux fonctions d'appro-visionnement
et de distribution.
Les fonctions financières
sont généralement bien représentées. Dans ce domaine,
la plupart des activités exercées sont liées à la
comptabilité, les plus importantes étant les dettes fournisseurs,
créances clients, grand livre, gestion de trésorerie, rapports
de gestion, gestion informatique et activités de vente.
La présente déclaration
vise les activités comptables. Dans ce domaine, un nombre significatif
de pays interdisent l'externalisation (ou imposent des conditions sévères),
tandis que d'autres semblent l'autoriser sans obstacles majeurs.
Les gouvernements/autorités
fiscales qui interdisent ou restreignent l'externalisation des activités
comptables à l'étranger semblent être motivés par
le fait que les comptes d'une entreprise ne sont pas immédiatement et
matériellement disponibles lorsqu'ils sont tenus par un centre de services
situé dans un autre pays. La saisie directe des comptes de l'entreprise
en cas de soupçon de fraude/délit etc., par exemple, ne serait
pas possible. L'on ne doit cependant pas oublier que des mesures aussi radicales
ne sont nécessaires et appropriées que dans des cas exceptionnels.
Dans la très large majorité des cas, il s'agit d'entreprises de
bonne foi qui devraient être autorisées à bénéficier
des avantages économiques offerts par les possibilités d'externalisation
à l'étranger (comme le sont déjà les contribuables
établis dans le même pays que le prestataire de services).
Document n° 180/440
4 octobre 1999
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