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"Optimisme prudent" des multinationales sur l'investissement en Afrique

Version anglaise

Bangkok, 15 fvrier 2000 - Une sur trois des firmes multinationales qui ont rpondu un sondage sur l'investissement direct tranger (IDE) en Afrique, dont les rsultats sont publis aujourd'hui, se dclarent dsireuses de le dvelopper dans les trois cinq ans qui viennent. Plus d'une firme sur deux compte maintenir ses investissements au niveau actuel.

Tels sont les principaux enseignements du sondage ralis conjointement par la chambre de commerce internationale (ICC) et la Confrence des Nations Unies sur le commerce et le dveloppement (CNUCED) au second semestre de 1999.

Les rsultats ont t annoncs la presse lors de la confrence de la CNUCED dans la capitale thalandaise.

Seules 6 pour cent des 63 firmes qui ont rpondu au questionnaire ont dclar prvoir soit une baisse, soit un retrait pur et simple de leurs investissements en Afrique.

Pour plus de 40 pour cent des rpondants, les perspectives qu'a l'Afrique d'attirer l'IDE vont s'amliorer, dans l'ensemble, au cours des trois cinq annes venir et par comparaison avec les trois dernires. Une proportion lgrement suprieure (46 pour cent) ne s'attend pas un changement de perspectives.

Les firmes sondes comptent parmi celles que la CNUCED a rpertories comme les plus importantes de la plante dans son Rapport 1999 sur l'investissement dans le monde. La plupart d'entre elles ont une prsence en Afrique qui, toutefois, reprsente moins de 10 pour cent de leurs actifs l'tranger. Sur l'ensemble des rpondants, 87 pour cent ont fait tat de filiales en Afrique, tandis que 13 pour cent ont indiqu n'avoir pour le moment aucune prsence sur le continent.

L'ide qui se dgage du sondage est trs nette. Pour citer Kofi Annan, Secrtaire gnral des Nations Unies: «Le sondage CNUCED-ICC dans les milieux d'affaires indique que les perspectives qu'offre l'Afrique l'IDE sont effectivement encourageantes. Il montre que les entreprises ont intrt se pencher de plus prs sur les possibilits d'investissement en Afrique.»

Secrtaire gnral d'ICC, Maria Livanos Cattaui a ajout: «La conclusion invitable, c'est que l'investissement direct tranger et le dveloppement, sur place, d'un secteur priv viable constituent la clef du progrs conomique et social en Afrique. La bonne gouvernance, un cadre rglementaire prvisible et transparent, la primaut du droit et la stabilit sociale sont autant d'lments qui crent un climat favorable l'investissement.»

Rsumant les rsultats du sondage, ICC et la CNUCED prcisent: «Un nombre important de rponses montre que les entreprises font preuve d'un optimisme prudent quant aux chances de voir s'amliorer le climat de l'investissement.

«Les principaux attraits sont la croissance et la taille des marchs africains ainsi que la rentabilit de l'IDE - soit les facteurs les plus souvent cits parmi ceux qui influent de manire favorable sur les dcisions d'investissement,» ajoutent ICC et la CNUCED.

En revanche, les rsultats montrent que la corruption systmatique constitue, et de loin, le principal facteur dissuasif.

Bon nombre de socits (73 pour cent) ont jug «limit» dans l'ensemble le potentiel qu'offre l'Afrique l'IDE, et seules 12 pour cent d'entre elles l'ont qualifi de «trs important» ou «important». Pour un rpondant sur deux (51 pour cent), ce potentiel rside dans le tourisme, suivi par les tlcommunications qui, pour 43 pour cent des rpondants, offre des possibilits l'IDE.

Les autres secteurs susceptibles d'attirer l'investissement en Afrique sont le ptrole, le gaz et leurs drivs (37 pour cent), l'agriculture (30 pour cent), les mines et carrires (37 pour cent) ainsi que l'alimentation, les boissons, la pharmacie et la chimie, qui ont t cites par plus de 20 pour cent des rpondants.

L'valuation du potentiel d'investissement par secteur a vari selon les rgions. Le profil qui en ressort, et qu'on lira ci-aprs, montre que l'Afrique est perue comme offrant des possibilits d'investissement beaucoup plus diversifies que son image traditionnelle de simple producteur de ressources naturelles.

Afrique du Nord: Ptrole, gaz et drivs, les tlcommunications et le tourisme revenant le plus frquemment parmi les secteurs fort potentiel de dveloppement;

Afrique de l'Ouest: Ptrole, gaz et drivs, mines et carrires, forts, agriculture et tlcommunications;

Afrique de l'Est: Le tourisme, suivi de trs, trs loin par les tlcommunications;

Afrique centrale: C'est dans l'exploitation des mines, carrires et forts qu'ont t perues les rares possibilits d'investissement;

Afrique australe: Tourisme, transport et stockage, suivis par les tlcommunications, les mines et carrires, l'agriculture, les mtaux et la mtallurgie, les vhicules automobiles, l'alimentation et les boissons, ainsi que la pharmacie et la chimie.

La majorit des rpondants a plac l'Afrique du Sud en tte de la liste des pays les plus attrayants pour l'IDE en Afrique. L'Egypte s'est classe au second rang, suivie une certaine distance par le Maroc et le Nigeria. L'Afrique du Sud et le Nigeria reoivent dj, avec l'Egypte, le Maroc et la Tunisie, la grande majorit des flux d'IDE destination de l'Afrique - et le sondage montre qu'il ne faut pas s'attendre ce que cette situation change beaucoup dans un avenir immdiat.

L'Afrique du Sud est le pays dont le nom revient le plus souvent parmi ceux dont les rpondants attendent une amlioration sensible du climat des affaires d'ici 2002-2003, avant l'Egypte et le Maroc. Suivent dans l'ordre la Tunisie, la Cte d'Ivoire et le Ghana.

Plusieurs pays moins avancs, dont l'Ethiopie, le Mozambique, l'Ouganda et la Tanzanie, sont considrs comme attrayants pour l'IDE et comme tant de ceux o l'on peut s'attendre l'amlioration la plus sensible du climat des affaires.

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